Notre histoire

Leader dans le domaine de la compression, nous sommes fiers de nos plus de 150 années d’expertise. L’innovation est notre leitmotiv, améliorer la qualité de vie est notre mission. C’est pourquoi nous nous emploierons à aider les individus à se sentir mieux. Tous les jours.

Laboratory atmosphere with coloring tubes in Saint-Just

2010 jusqu'à présent

2019 : Stefan et Christian Ganzoni ont reçu le prix « Entrepreneurs de l'année »

Stefan et Christian Ganzoni, propriétaires de SIGVARIS GROUP, ont reçu le prix « Entrepreneurs de l'année 2019 » dans la catégorie Entreprise familiale en Suisse. 

Ce prix représente une haute distinction et vient récompenser les réalisations des entrepreneurs. Le programme est géré par EY et est actuellement présent dans plus de 70 pays. Il a été organisé pour la 22e fois en Suisse cette année. Au total, 45 entrepreneurs suisses ont participé au concours 2019. Ces 45 entreprises représentent les catégories « Services/Commerce », « Entrepreneur émergent », « Entreprise familiale » et « Industrie/Haute technologie/Sciences du vivant ».

Les entrepreneurs ont suivi un processus intensif comprenant des entretiens et des visites d’entreprise jusqu'à l’annonce et à la récompense des lauréats dans chacune des quatre catégories.

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La nouvelle segmentation et l'apparence rafraîchie de la marque de produits de compression médicale, Sigvaris, rendra également visible et tangible la nouvelle orientation de SIGVARIS GROUP pour les consommateurs à partir du milieu de l'année. Les packs de produits nouvellement conçus arriveront dans les points de vente aux États-Unis, au Canada, au Mexique, au Brésil et en France. Avec la devise « Soyez vous-même. Vivez pleinement. », les produits Sigvaris permettent à leurs porteurs de mener une vie autonome et active, tout en restant fidèles à leur style. Sans compromis.

*Soyez vous-même. Vivez pleinement.

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Une partie des actions sera transférée à la génération suivante : une étape importante dans le but de maintenir la société dans la famille à long terme.

Heritage image shares to next generation

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À compter de janvier 2019, le nom de SIGVARIS GROUP représente l’entreprise dans le monde entier et se différencie clairement des marques de produits. Cette structure permet également l’intégration de futures marques afin de diversifier et de compléter encore l’offre de l’entreprise. Désormais, toutes les solutions seront centrées sur les besoins des patients et des consommateurs.

2019, SIGVARIS becomes SIGVARIS GROUP

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Grâce à une croissance solide, en particulier sur les marchés d'Amérique du Nord et du Sud, 2018 a été une année exceptionnelle pour SIGVARIS GROUP : la société sera en mesure de réaliser des ventes records.

Saint-Just_Socks_Hanging__SIGVARIS_GROUP.jpg

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Après plus de deux années de travaux de planification et de temps de construction, l'agrandissement de l'usine de Peachtree City est officiellement inauguré en mars 2017. Le doublement de la capacité de production permet désormais de regrouper sous un même toit tous les processus opérationnels du siège social nord-américain et de fournir l'espace nécessaire pour la croissance future.

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De gauche à droite: Andreas Schönenberger, CEO SIGVARIS GROUP, Stefan Ganzoni, propriétaire, Christian Ganzoni, propriétaire, Scot Dubé, Président & CEO North America.

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BiaCare est renommée en tant que leader de l'innovation dans le développement, la production et la commercialisation de vêtements inélastiques ainsi que d’autres solutions de compression pour les patients souffrant de troubles veineux et lymphatiques.

Avec l’acquisition de BiaCare, SIGVARIS renforce davantage sa position sur un marché à croissance rapide. BiaCare est réputée pour ses normes médicales élevées et jouit de la confiance de nombreux médecins et thérapeutes. La nouvelle gamme de produits de compression de BiaCare destinée au traitement du lymphœdème, du lipœdème, de l’insuffisance veineuse chronique et d’autres œdèmes complexes élargit immédiatement l’offre SIGVARIS.

2016 Biacare CompreFlex LITE

BiaCare CompreFLEX-LITE

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Le rachat intégral de Färberei Kronbühl AG par SIGVARIS AG, en tant qu’actionnaire minoritaire, constitue une étape importante et positive, permettant d’optimiser les processus futurs et de créer des synergies. Les deux entreprises opèrent sur le marché sous leur propre enseigne ; l’objectif étant de minimiser et d’optimiser les interfaces. SIGVARIS AG gagne ainsi en flexibilité et dispose d’une plus grande marge de manœuvre pour gérer les principales étapes de travail de manière encore plus efficace.

2016 Combany building of newly acquired Faerberei Kronbuehl in Switzerland

Färberei Kronbühl, Wittenbach, Suisse

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Début 2016, SIGVARIS lance un nouveau site à Silea, Trévise et renforce ainsi sa position sur le marché italien. Avec ce nouveau site, la société met en place une plateforme supplémentaire à forte croissance en Europe, qu’elle peut utiliser pour ouvrir de nouveaux marchés, mettre davantage l’accent sur l’établissement de relations clients et présenter son portefeuille de produits innovants afin de stimuler sa croissance.

2016 New company building of Sigvaris Italy in Silea

SIGVARIS Srl, Silea (TV), Italie

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Le Conseil d’administration de SIGVARIS Holding AG nomme Andreas Schönenberger, alors responsable du groupe de pays Europe centrale, du Nord et de l’Est basé à Saint-Gall, au poste de PDG du groupe. Andreas Schönenberger prend ses nouvelles fonctions le 1er juin et succède à Urs Toedtli.

Andreas Schönenberger a étudié l’économie et les sciences sociales à l’Université de Bâle, a obtenu le titre de lic.rer.pol. en 1988, possède de nombreuses années d’expérience en gestion et un vaste savoir-faire dans le domaine des soins de santé. Depuis juin 2014, il était PDG de SIGVARIS AG à Saint-Gall. Il était responsable des marchés en Suisse, en Allemagne, en Autriche, en Italie, en Scandinavie, en Europe de l’Est, en Australie, au Moyen-Orient et en Extrême-Orient.

Avant de rejoindre SIGVARIS, Andreas Schönenberger a travaillé pour diverses sociétés pharmaceutiques et de santé grand public telles que Sanofi, Bayer et Roche, nationales et internationales (Espagne, Allemagne et États-Unis). 

2016 Andreas Schönenberger, CEO SIGVARIS GROUP

Andreas Schönenberger, *1962

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Avec l’acquisition de Pani Teresa Medica, SIGVARIS renforce sa position sur un marché à croissance rapide. Pani Teresa Medica est réputée pour ses exigences élevées dans le domaine médical et jouit de la confiance de nombreux clients d’Europe de l’Est. Dans le cadre de l’élargissement de son portefeuille, SIGVARIS continue de miser sur les produits locaux traditionnels, solidement implantés sur leurs marchés. Grâce à l’utilisation commune du savoir-faire, l’entreprise crée une plate-forme porteuse de croissance sur le marché d’Europe orientale, lui permettant de conquérir de nouveaux marchés en tant que partenaire compétent.

2015 Company building of Pani Teresa in Poland

Pani Teresa Medica, Pologne

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Le groupe basé à Winterthur compte 1400 employés dans le monde et dispose de ses propres unités de production, garantes de la qualité de ses produits en Suisse, France, au Brésil et aux États-Unis, ainsi que des filiales en Allemagne, en Autriche, en Angleterre, au Canada, en Chine, en Australie et au Mexique. Ces usines approvisionnent environ 70 pays dans le monde entier.

2014 Logo for the 150-year celebration of Sigvaris company

Logo du 150e anniversaire : « Every day a step further » (Un pas de plus chaque jour).

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La nouvelle identité visuelle de la société, ainsi que le changement de nom de toutes les filiales en SIGVARIS, opéré en 2011, ont fait leurs preuves. Les ventes des nouvelles gammes de bas WELL BEING et SPORTS sont excellentes. Tout porte à croire qu'il est à présent possible de trancher le nœud gordien de la diversification.

Le site de Shanghai, Chine, fondé en 2012, se développe en conséquence. De nouvelles sociétés de distribution sont ouvertes par la suite en Australie et au Mexique.

2013 Sigvaris employee at the UIP world meeting in Boston

Du fabricant de bas au prestataire de services médicaux : SIGVARIS lors du congrès mondial de l'UIP (Union internationale de phlébologie) de Boston (2013).

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En 1994, 2,83 millions de paires de bas produites, 690 collaborateurs, produit de vente net de 85,4 millions de francs suisses pour SIGVARIS. Maintenant, 18 ans plus tard, SIGVARIS produit 7,2 millions de paires de bas, compte 1365 collaborateurs, ses ventes net ont atteint 221 millions de francs suisses.

Les nouvelles marques développées au Brésil et aux États-Unis sont très dynamiques et conservent un réel potentiel. Le bas de compression médical génère 90 % du chiffre d’affaires.

2012 Erich Krieg medal for Stefan Ganzoni

Un grand honneur : la médaille Erich Krieg décernée à Stefan Ganzoni (2010).

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En tant que membre exécutif de longue date du groupe mondial Sefar, une entreprise familiale suisse fondée en 1833, Urs H. Toedtli, grâce à ses compétences analytiques et interculturelles, est parfaitement armé pour son rôle le plus important chez SIGVARIS, à savoir, renforcer les fonctions du groupe.

Son plus grand défi comprend la fusion de secteurs de l’entreprise avec des directions et des philosophies différentes et leur apporter un nouvel alignement stratégique. Il réussit brillamment. 

Le transfert de la direction du groupe aux mains du responsable chevronné Urs Toedtli marque la fin de la « congruence entre propriété et direction opérationnelle », entretenue depuis la fondation de la société. Une étape majeure afin de donner un nouvel élan au groupe.

2011, Inauguration de l’unité couverture de fils de haute technologie à Andrézieux, France.

2010 Urs Toedtli, first extrafamilial CEO of Sigvaris

Urs H. Toedtli, *1962.

1990–2009

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« Tant que les conditions essentielles ne changent pas, nous pouvons continuer comme auparavant », peut-on lire dans le rapport annuel.

Avec une part de plus de 60 %, la France est le moteur du Groupe Ganzoni. Un succès qui comporte sa part de risques, si bien que sur tous les autres marchés, la croissance doit être rapidement accélérée pour parvenir en cinq ans à une situation plus équilibrée.

En 2008, le service clientèle français et le centre logistique ont été transférés dans le nouveau centre de Huningue, France. Le principal défi stratégique de l’avenir : « sortir de l’ombre des jambes de bois normalisées ».

En 2009, la gamme de produits SIGVARIS SPORTS est lancée.

2008 Sigvaris logistics center in Huningue

Centre logistique à Huningue, France, inauguré en 2008.

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L’entreprise vend chaque jour 11'000 paires de bas de compression médicale. Aucune tentative entreprise pour étendre le champ d’activité (bandes élastiques, bas d’hôpital ou produits préventifs) ne rencontre le succès escompté.

La France, qui génère près de la moitié des ventes, est devenue le leader. St-Gall contribue à 34 %, et les nouveaux sites américains à 17 %. En Allemagne, les ventes augmentent pour la première fois depuis plusieurs années. Une usine ultramoderne est inaugurée à Jundiaí, Brésil, pour remplacer celle de São Paulo.

2004 Chinese woman representing China as an emerging market for Sigvaris

Défi : le marché d’avenir de la Chine

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La direction du groupe est restructurée et centralisée au sein de la toute nouvelle SIGVARIS Management AG à Winterthur, Suisse. Une nouvelle devise doit en établir les grandes lignes. Les objectifs : une réduction des coûts de fabrication de 20 % et des investissements réalisés par des fonds propres.

La dernière tentative de sauver la nouvelle gamme de bas de soutien Ariosa en la rebaptisant SIGVARIS Wellness se solde par un échec. La distribution est interrompue. Dans le même temps, les bas traditionnels de compression et de soutien se sont bien vendus sur presque tous les marchés.

2003 Sigvaris factory building in Brasil

Nouvelle usine au Brésil (2003).

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70 % des clients reçoivent  leur produit SIGVARIS le lendemain de la commande, contre 50 % à peine quelques années plus tôt. Avec le premier plan marketing établi à l’échelle du groupe et les chaussettes de voyage Traveno lancées simultanément sur plusieurs marchés, le nouveau millénaire  débute sur les chapeaux de roue.

2000 Sigvaris products for Russia and France

La Russie, un marché d’avenir. (Bas de compression en tant que produit de WELL BEING)

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Les comptes consolidés du groupe marquent une étape majeure. Ils font état d’une entreprise parfaitement saine qui dispose d’un taux de capitaux propres de 69,6 % et d’actifs immobilisés plus de dix fois supérieurs en termes de valeur aux crédits à long terme.

La lutte concurrentielle croissante laisse des traces. En Allemagne, une restructuration du bilan est nécessaire. La Suisse demeure un îlot de prospérité, la part de marché de SIGVARIS excédant largement les 50 % dépasse de loin les chiffres enregistrés en 1993.

2001 Sigvaris France product Diaphane

Diaphane rencontre un énorme succès en France (2001).

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SIGVARIS Inc. y opère depuis 1988 avec un succès mitigé. Afin de pouvoir réagir plus rapidement sur le marché, décision est prise de construire une usine à Peachtree City près d’Atlanta, Géorgie qui ouvrira ses portes en 1997. Principal objectif : la rentabilité. Objectif à long terme : les produits et concepts développés aux États-Unis pourraient aussi intégrer les « marchés piliers » européens.

L’expansion est aussi en marche au Brésil : une nouvelle usine ouvre ses portes à São Paulo. Plusieurs demandes de grands groupes adressées à Ganzoni, « l'exploitant des niches spécialisées », sont rejetées. La concurrence s’intensifie sur tous les marchés.

1996 Sigvaris knitting hall in Peachtree

Salle de tricot du nouveau bâtiment de Peachtree City, Géorgie, États-Unis.

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La culture à deux entreprises entretenue depuis des décennies est abandonnée dans le but de mieux exploiter les synergies. La première réunion internationale de gestion donne le ton de cette nouvelle conjoncture. La nouvelle direction du groupe soumet un document stratégique de 25 pages. Si certains points peuvent être améliorés au niveau de la production, le marketing ne présente qu’un faible potentiel. Pour la première fois, les pays de l’« activité principale médicale » sont rassemblés en groupes de pays.

1995 Sigvaris products Samson and 503

La série des 500 est déterminante pour SIGVARIS, les bas de soutien viennent compléter la gamme de produits.

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Avec sa brochure « Insight » publiée en six langues, le groupe se présente désormais comme une entreprise familiale mondiale dotée d’une nouvelle charte. Sa devise : « Wir von SIGVARIS sind da. » (SIGVARIS est là pour vous). Tandis que St-Gall parvient à maintenir son « niveau de prix relativement élevé », Ganzoni France enregistre le premier recul de son chiffre d’affaires après 27 ans de croissance ininterrompue.

1993 Sigvaris compression product for athletes

Compression pour sportifs, un nouveau marché pour SIGVARIS.

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Après son arrivée chez Ganzoni Saint-Gall en 1992, il introduit le système SAP dans les succursales européennes de l’entreprise. Jusqu’en 2000, il est responsable d’une partie de Ganzoni Saint-Gall et de SIGVARIS do Brasil.

À partir de 2002, l’entrepreneur permanent est responsable du groupe national géré depuis Saint-Gall. Fin 2008, il se retire des activités opérationnelles et, début 2011, vend ses parts à Stefan Ganzoni et Christian Ganzoni.

En 1991, les tendances à l’isolement qui s’observent peu avant la prise de décision quant à l’adhésion de la Suisse à l’Espace Économique Européen (EEE) sont source d’inquiétude à St-Gall. « Si nous ne sortons pas de notre « splendide isolement », nous n’aurons bientôt plus rien d’admirable, à part les superbes aubes et crépuscules de notre couronne alpine », indique le bilan annuel. En France, les affaires sont en plein boom. Seule la gamme de produits de sport commercialisée sous la marque TEF est loin de satisfaire les attentes.

1991 Caspar Ganzoni

Caspar Ganzoni-Rechsteiner (*1959), travaille à Ganzoni St-Gall, Groupe SIGVARIS, jusqu’en 2008.

1970–1989

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Après avoir suivi une formation d’ingénieur textile, Stefan Ganzoni débute à Ganzoni Saint-Louis en 1986. Il occupera le poste de PDG chez SIGVARIS France de 1993 à 1996.

À partir de 1994, il dirige le groupe SIGVARIS avec ses neveux, Christian et Caspar Ganzoni. Fin 2010, il transmet sa responsabilité opérationnelle à Urs Toedtli. Aujourd’hui, Stefan Ganzoni est actionnaire de l’entreprise familiale et membre du conseil d’administration – et il adore la musique.

En 1989, un comité d’experts voit le jour avec la participation des États de l’AELE au sein de l’Union européenne. Sa fonction est d’harmoniser les normes en matière de bas de compression. Certains craignent une baisse des ventes, craintes renforcées par le statu quo des ventes dans presque tous les pays importateurs (un million de paires respectivement en France et en Suisse).

En 1989, le bâtiment d’exploitation de St-Gall est également agrandi, tandis que diverses festivités sont organisées et un historique de la société publié à l’occasion du 125e anniversaire de la compagnie.

1989 Stefan Ganzoni

Stefan Ganzoni-Stähli (*1948), travaille à Ganzoni Saint Louis, Groupe SIGVARIS jusqu’en 2010.

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Après une formation intensive aux États-Unis et au Brésil, entre autres, l’économiste d’entreprise commence à travailler pour l’entreprise en 1984. En 1993, il succède à son père, Werner Ganzoni-Schwarzenbach, à la direction opérationnelle. Il participe à la structuration du groupe et à son internationalisation.

En 2002, il est nommé responsable des projets industriels et des ressources humaines au niveau du groupe chez SIGVARIS Management AG, Winterthur. Cet actionnaire maitrise parfaitement plusieurs langues et est membre du conseil d’administration depuis 2011, s’occupant de tâches particulières.

En 1988, Ganzoni rachète toutes les actions de T.E.F., l’entreprise est intégrée au groupe. En 1989, une unité d’administration vient renforcer la nouvelle usine construite en 1986 à Saint-Just-Saint-Rambert. En 1991, l’activité de couverture de fils est centralisée.

La société est extrêmement prospère. En cinq ans, Ganzoni France a doublé son chiffre d’affaires, le faisant passer à 100 millions de francs, tandis qu’à St-Gall, il a augmenté de presque 20 % en un an. 92 % des produits sont des bas de compression et de soutien.

En 1988, de nouvelles sociétés de distribution sont créées outremer : SIGVARIS Inc. à Bradford, Connecticut, États-Unis, et SIGVARIS Corp. à Saint-Laurent, Québec, Canada.

1988 Christian Ganzoni

Christian Ganzoni-Wettmer (*1955), travaille à Ganzoni St-Gall et pour le groupe SIGVARIS jusqu’en 2010.

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Saint-Gall produit simultanément le même article, distribué sous les marques Samson et Delilah. Plus tard, des bas anti-thrombose, des genouillères et des bandes de sport élastiques sont produits en France. Leur vente sera interrompue après quelques années, faute de demande. C’était la première tentative d’une meilleure répartition des risques en élargissant la gamme de produits – de nombreuses autres suivront.

1988 Sigvaris factory building in Sao Paulo

Usine Sigvaris à São Paulo, Brésil (1988).

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Saint-Gall produit simultanément le même article, distribué sous les marques Samson et Delilah. Plus tard, des bas anti-thrombose, des genouillères et des bandes de sport élastiques sont produits en France. Leur vente sera interrompue après quelques années, faute de demande. C’était la première tentative d’une meilleure répartition des risques en élargissant la gamme de produits – de nombreuses autres suivront.

1988 Sigvaris factory building in Brandford

Sigvaris Inc. à Branford, États-Unis (1988).

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90 % des articles produits à St-Gall sont exportés dans 40 pays du monde. Un chiffre qui pose d’énormes défis logistiques et qui requiert la création de sociétés propres sur les principaux marchés.

Dès 1971, une succursale Sigvaris est fondée à Vienne. Puis, en 1975, la représentation générale créée en 1961 à Memmingen, en Allemagne, devient une société de distribution. Les fluctuations monétaires donnent du fil à retordre aux deux marchés et génèrent un déficit, malgré la hausse du chiffre d’affaires.

1986 TEF factory in Saint-Just

Bâtiment d’exploitation T.E.F. à Saint-Just (1986).

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Le président de la chambre de commerce de Mulhouse fait l’éloge de la société, la qualifiant d’entreprise familiale modèle. Ses gérants nourrissent de grands projets et souhaiteraient surtout faire passer les exportations à la vitesse supérieure.

Pourtant, la part d’exportation chute de 20 à 5 % en 15 ans, alors que le marché intérieur continue à croître. Les « ceintures chauffantes », surtout, qui se vendaient jusqu’alors très bien en Afrique du Nord, sont de moins en moins demandées.

1973 Day nursery for Sigvaris emplyee's children

Crèche Sigvaris à Saint-Gall.

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Après des années de travail dans un « insupportable manque d’espace », un nouveau bâtiment plus grand et plus fonctionnel est construit à St-Gall. Il sera agrandi plusieurs fois au cours des décennies suivantes.

1972 Sigvaris building St. Gallen

1970 : sept années de succès extraordinaire pour Ganzoni Saint-Gall

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Sigvaris est la marque la plus citée dans la littérature spécialisée. Le chiffre d’affaires a été multiplié par six, 200 000 paires de bas de compression sont fabriquées. La moitié est vendue en Allemagne de l’Ouest, un quart en Suisse et le reste dans le monde entier. Le personnel est passé de 43 à 103 membres. Depuis 1968, les bas sont finis et contrôlés dans une entreprise spécialisée à Hundwil AR, Suisse.

1973 2CV Sigvaris labelled company car

Voiture de la société, 1973.

1940–1969

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Il entre dans l’entreprise en tant qu’associé junior et spécialiste textile en 1949 et y reste jusqu’en 1960. Il revient en 1973, peu après l’accident mortel de son père. Il transforme l’entreprise orientée vers l’exportation en une entreprise active à l’échelle internationale. Le pianiste talentueux est un entrepreneur constant et persévérant.

1969 Werner Ganzoni

Werner Ganzoni-Schwarzenbach (1926-2002), travaille à Ganzoni St-Gall jusqu’en 1993.

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Sigvaris devient rapidement le leader du marché. Mais le problème du déficit du tissage demeure. Après des négociations difficiles avec les familles propriétaires, la société est alignée sur le modèle de St-Gall. Seules les « ceintures chauffantes », bien établies, figurent encore dans la gamme de produits, aux côtés des bas de compression. Leur production ne cesse de croître, passant de 20 000 à 100 000 paires en 1970.

1966 Sigvaris and Finella products

Sigvaris et Finela : deux marques à la conquête du monde.

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L’année de son 100e anniversaire, Ganzoni est à nouveau une entreprise spécialisée, orientée vers les exportations. « (...) cette percée tant attendue est enfin arrivée, aboutissant à un programme économique non seulement créatif, comme il l’a toujours été, mais aussi couronné de succès », peut-on lire dans la brochure du centenaire. À Saint-Louis, de nouveaux produits sont ajoutés au catalogue, mais les plus grands changements restent à venir.

1964 Japanese leaflet for Sigvaris products

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Il ressort clairement d’une analyse approfondie de la situation économique de l’entreprise que Ganzoni n’a aucune chance de survie si elle s’entête à proposer une gamme de produits aussi vaste que changeante. La seule solution qui s’offre à elle est de se spécialiser dans les bas de compression médicaux.

La production est radicalement modifiée. L’unité de tissage de bandes élastiques est vendue à une entreprise concurrente et transférée à Gossau SG, en Suisse. La plupart des travailleurs sont repris par la société. Le personnel de Ganzoni passe de 79 à 30 membres.

1962 Luca circular knitting machine

À Saint-Gall, les bas Sigvaris sont fabriqués sur des machines à tricoter circulaires Lucas (1965).

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En 1961, un bas de compression médicale fondé sur du caoutchouc est présenté sous la marque « Sigvaris » à l’occasion d’un congrès international de médecins. En cours de développement depuis 1959 en collaboration avec le phlébologue Karl Sigg, il offre une compression diminuée par paliers à partir de la cheville, remontant vers la cuisse. Le « Finela Forma », qui sera lancé un peu plus tard, sera exclusivement conçu à partir de fils synthétiques.

1962 Advertisment for Sigvaris medical compression stockings

Panneau publicitaire présentant la gamme de produits.

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Malgré l’étroite interdépendance financière avec St-Gall, le principe demeure inchangé : les sociétés fonctionnent comme des sociétés indépendantes. Les investissements considérables dans le parc de machines ne génèrent aucun bénéfice. En 1959, la fabrication de tissus larges est interrompue à St-Gall, l’industrie du corset, principale acheteuse, suivant désormais de nouvelles tendances. « À présent, je ne spécule plus sur notre centenaire », écrit Werner Ganzoni.

1962 Sigvaris lettering

1962, Werner Ganzoni crée le logo SIGVARIS.

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Des exportations stagnantes, une diminution des ventes en Suisse et une large gamme de produits incluant du caoutchouc de chaussure, des cordons de lancement et des bas en caoutchouc, pousse Werner Ganzoni à se demander si la société est encore prise au sérieux.

Les pertes chiffrées à 90 000 francs en 1955 ne peuvent être compensées qu’en empruntant de l’argent aux actionnaires. Le site de production de Winterthur est fermé. On espère pouvoir poursuivre la production restante « sans devoir céder à une gestion moderne, désormais requise ».

1951 Ganzoni Samsolatex rubber products

Bas « Samsolatex » (gauche, 1951) : le précurseur du bas en caoutchouc SIGVARIS.

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L’aîné des quatre enfants de Paul Ganzoni-Bidermann  entre dans l’entreprise en 1950. L’expert textile acquiert des connaissances en gestion au Centre des Jeunes Patrons (CJP). À partir de 1967, il en assume seul la responsabilité.

La reprise de Tricotage Élastique du Forez (T. E. F.) en 1988 est une étape cruciale dans l’extension de SIGVARIS en France. Le cœur de ce mélomane et violoniste bat au son du savoir-vivre français.

Haggenhalde est inauguré en 1947. Le lotissement est fondé en collaboration avec une coopérative de construction à but non lucratif non loin de l’usine de Saint-Gall. Ganzoni acquiert six maisons individuelles mitoyennes pour les louer aux membres de son personnel. Un projet conçu sur les modèles de Saint-Louis et de Winterthur.

1947 Peter Ganzoni

Peter Ganzoni-Morel (*1925), travaille à Ganzoni Saint-Louis jusqu’en 1993.

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Ce problème, qui a vu le jour dès 1944, devient bientôt existentiel. Il est résolu en 1946 par l’accord de Washington passé entre la Suisse et les États-Unis. Dès l’année suivante, Ganzoni Elastic enregistre des chiffres records. L’espoir renaît. Mais ces améliorations se basent uniquement sur le besoin de combler le déficit, et sont éphémères. La situation est similaire à Saint-Louis : après une brève relance en 1947-1948, le vent finit par tourner.

1946 Ganzoni booth at the Foire de Lyon

Stand d’exposition à la « Foire de Lyon » (1946).

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Les matières premières s’amenuisent de plus en plus. Le « plan de fabrication s’aligne sur celui des fils de caoutchouc », lit-on dans le bilan annuel de 1941. En 1942, une deuxième fondation de prévoyance est créée pour le personnel de Saint-Gall. Une commission d’ouvriers décide de l’utilisation des fonds. Petit à petit, la part de caoutchouc doit être réduite dans les produits.

1948 Housing for Ganzoni employees: Haggenhalde in St. Gallen

Logements abordables pour le personnel : lotissement Haggenhalde à Saint-Gall (1948).

1920–1939

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En mai 1940, peu après l’invasion allemande, l’usine reprend ses activités et les membres du personnel deviennent des « proches collaborateurs ». Le contact avec la Suisse est presque intégralement rompu. Une succursale est ouverte à Lyon. Celle-ci se porte étonnamment bien, alors que l’entreprise a été officiellement classée comme « maison juive » par le régime de Vichy.

1943 Ganzoni advertisment

Publicité avec le tricot élastique « Ganzonitex » (1943).

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Depuis 1928, les exportations ont diminué de 85 %. Ganzoni Elastic n’est pas épargnée. Le marché national ne peut compenser ces pertes, d’autant plus que les marges ont diminué de moitié.

Le boom escompté des exportations grâce à la dévaluation de 30 % du franc suisse au mois de septembre n’a pas lieu. Ganzoni ne doit sa survie qu’aux ventes de terrains et aux injections de capitaux par la famille propriétaire.

1941 Group picture Ganzoni employees in St. Gallen

Personnel de Ganzoni à Saint-Gall (1941).

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L’introduction de la semaine de 40 heures par le gouvernement français  de Léon Blum et une augmentation des salaires de 10 % imposée par décret conduisent à une réorganisation du travail en deux équipes et une extension massive de la production afin de maintenir les bénéfices malgré des marges en baisse continue. Cet exercice pourtant délicat finit par porter ses fruits. À la veille de la Seconde Guerre mondiale, l’entreprise de Saint-Louis repose sur des fondements solides.

1937 Letterheads of Ganzoni company

En-têtes des années 1939 (en haut) et 1944 (en bas).

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À Saint-Gall et à Saint-Louis, les salaires doivent être baissés. Les nouveaux produits (culottes, ceintures tressées pour homme, cordons de lancement pour planeurs ou appareils d’amortissement dans la construction aéronautique) devaient relancer la demande intérieure, mais, dans ces années de crise, les capacités de l’industrie élastique sont globalement beaucoup trop élevées ce qui conduit à une guerre des prix sans pitié.

1939 Ganzoni elastic starting rope for airplanes

Exposition de 1939 : publicité pour le cordon de lancement du planeur.

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D’après le journal de la société, « Gummistoffe und Gummibänder » (tissus et bandes en caoutchouc), Ganzoni a inclus dans sa gamme de produits des articles de mercerie, des bandes pour jarretelles, des bretelles et des fixe-chaussettes, tous fabriqués à Winterthur.

Il fait également mention de « cordons de caoutchouc en coton et en soie artificielle, lisses ou avec des trous pour les boutons, de bas élastiques et d’éléments élastiques pour les corsets et les chemisiers », fabriqués à la succursale de Saint-Gall-Brugg.

1932 Sewing hall in Saint-Louis

Salle de couture de Ganzoni Saint-Louis (1932).

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La donne n’est pas la même à Saint-Gall où le déclin de l’industrie de la broderie a entraîné le chômage de milliers de personnes. Le 8 octobre, Ganzoni Elastic achète l’ancienne usine de broderie Zähner & Schiess, située à Brugg, dans la banlieue de Saint-Gall. Les unités de tissage et de tricotage en caoutchouc et le département de confection y sont transférés. Difficile de dire dans quelle mesure la grève des ouvriers de l’usine de Winterthur au mois de janvier a pesé sur cette décision.

1928 Samson, the Ganzoni product trademark

Samson Elastic : marque commerciale de la société Ganzoni pendant des années.

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Pour ne pas devenir tributaire d’un nombre restreint de produits, la société élargit considérablement sa gamme de produits. Des fils de caoutchouc plus fins, de nouveaux tissus élastiques, poreux et larges, sont utilisés pour la fabrication de ceintures, de bretelles, de chaussettes et de jarretelles.

La marque Samson s’installe sur le marché suisse et la fabrication de bas de caoutchouc en tricot circulaire permet d’explorer de nouvelles pistes.

1932 Woman manufacturing in St. Gallen

Atelier de fabrication à Saint-Gall (1932).

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Un tarif protecteur à 30 % en vigueur en France entrave la reprise des affaires. La décision est prise d’ouvrir une unité de production à Saint-Louis, une usine est construite. La production démarre au mois de décembre 1924.

Après des débuts difficiles, Ganzoni Frères finit par tirer effectivement profit du protectionnisme français. Grâce au tarif protecteur, le prêt-à-porter rencontre un énorme succès.

1928 Ganzoni factory in St. Gallen

Usine de Saint-Gall-Brugg, utilisée de 1928 à 1972.

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Chute du chiffre d’affaires et pertes élevées après un très bon exercice. Restructuration de la société. Compte tenu des faibles perspectives, la possibilité d’un réalignement sur le marché suisse est écartée. Les exportations reprennent dans un contexte difficile : tarifs protecteurs, troubles politiques, inflation.

Le site de production de Winterthur compte 30 employés. Une fondation de la société, créée en 1920, soutient le personnel retraité et apporte de l’aide en cas d’urgence. Celle-ci fera ses preuves à de nombreuses reprises dans les années de crise à venir.

1932 Ganzoni covering hall in Winterthur

Aperçu de l’unité de couverture à Winterthur (1932).

1864–1919

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La fin de la Première Guerre mondiale n’amène pas le retour à la normale escompté. Au contraire : l’Angleterre bloque la livraison de matières premières, car elle reproche à Ganzoni d’avoir entretenu des relations commerciales trop étroites avec une « société ennemie ». Plusieurs interventions au niveau de l’ambassade britannique à Berne seront nécessaires pour régler le différend.

1919 Letterheads of Ganzoni company

En-têtes de Ganzoni Winterthur (1924, en haut) et Ganzoni Saint-Louis (1932, en bas).

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Le frère cadet de Werner Ganzoni  aurait pu devenir musicien. Mais il reste fidèle à la tradition familiale et développe, après une formation commerciale et technique poussée, la société sœur française. Cela concorde aussi avec les tempéraments assez différents des deux frères.

Le 6 septembre 1918, les ouvriers de l’unité de tissage élastique entrent en grève. Celle-ci durera dix jours. L’accord stipule ce qui suit : « La société s’engage à renoncer à toute mesure disciplinaire à l’égard des ouvriers et ouvrières grévistes ». Une « réglementation des salaires » est garantie « dès lors qu’une production normale sera rétablie ».

1918 Portrait of Paul Ganzoni

Paul Ganzoni-Bidermann (1899-1988), travaille à Ganzoni Saint-Louis jusqu’en 1967.

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Werner Ganzoni aurait aimé poursuivre une carrière universitaire. Mais son père en a décidé autrement, et c'est pourquoi Werner transforme sa vocation extérieure en vocation intérieure. En 1920, à l’âge de 28 ans, il reprend l’entreprise et deviendra un mécène passionné pendant un demi-siècle. Il aime également la musique, la littérature et l’art.

1914, après un recul des ventes au début de la Première Guerre mondiale, les affaires reprennent grâce à une relance de la demande nationale. Une réduction des heures due à la mobilisation, ainsi que l’acquisition de matières premières, posent problème. La production doit être freinée, malgré une demande croissante.

1914 Portrait of Werner Ganzoni

Werner Ganzoni (1892-1972), travaille à Ganzoni Winterthur et Saint-Gall jusqu’en 1972.

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Alors que la part des ventes de l’Autriche chute de plus de 30 à 3 % entre 1890 et 1910, l’Allemagne, qui enregistrait auparavant des ventes insignifiantes (1,3 %), devient le premier marché de distribution (45 % en 1906).

Les tissus élastiques plus larges récemment intégrés à la gamme de produits sauvent Ganzoni de la faillite. La demande est telle qu’en 1907, des commandes doivent être refusées.

1900 Leaflet with corsages SIGVARIS GROUP

Pendant des décennies, les articles de corsetterie seront une importante source de revenus.

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Après des années d’apprentissage et de voyages, à l’âge de 25 ans Moritz Ganzoni-Nadler prend la responsabilité de guider l’entreprise au cours des périodes difficiles. C’est un employeur exemplaire et il est également actif dans la fonction publique, par exemple en tant que juge commercial. Avec son timbre de baryton doux et mélodieux, il entretient tout au long de sa vie des liens étroits avec le Musikkollegium Winterthur, un orchestre symphonique suisse.

En 1890, fondation d’une caisse d’assurance maladie de l’entreprise et intégration des ouvriers à l’assemblée générale.

Le tarif protecteur complique la donne. En 1895, une succursale est ouverte à Dornbirn, en Autriche. Les débuts sont prometteurs, mais la concurrence est rude. La société devient finalement déficitaire et est vendue à son principal concurrent en 1900.

1890 Moritz Ganzoni, son of the founder of SIGVARIS GROUP

Moritz Ganzoni-Nadler (1865-1920) travaille à Ganzoni Winterthur jusqu’en 1920.

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Construction d’une usine au 44 Grüzenstrasse, à Winterthur (aujourd’hui musée de la photographie). 40 métiers à tisser de bandes élastiques sont utilisés, alimentés par deux courroies de transmission d’un moteur à vapeur à piston. Un atelier est développé car la clientèle exige des produits de meilleure qualité.

La mercerie est vendue, l’emploi des tisseurs à domicile est abandonné. Le réseau de distribution englobe presque toute l’Europe et s’étend même jusqu’en Afrique du Nord et en Argentine.

1874 Postcards with orders for Ganzoni products

Commandes : cartes postales de Sofia, de Prague et d'Irun des années 1890.

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Le fondateur de la société est un gymnaste de talent. En 1864, lui et son associé Niklaus Barthelts (1837-1891) forment un duo de dirigeants sympathiques, jetant ainsi des bases solides pour toutes les générations suivantes. Moritz a approfondi sa formation commerciale en séjournant à l’étranger, notamment en Égypte. La société « Ganzoni und Barthels » est fondée en tant que simple mercerie, à Winterthur, en Suisse.

Dès 1865, aux vues de la demande importante, des bandes élastiques pour bottines sans lacets (article très à la mode à l’époque) sont fabriquées sur quatre métiers à tisser. En 1870, 20 métiers à tisser sont utilisés et des travailleurs à domicile sont disponibles lorsque la demande le nécessite.

1864 Moritz Ganzoni, Founder of SIGVARIS GROUP

Moritz Ganzoni-Sträuli (1830-1900), travaille à Ganzoni Winterthur jusqu’en 1890.

Lecture complémentaire